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n programme politique global axé sur le secteur de l’élevage devrait considérer l’élevage
dans une optique vaste et tenir compte de la multiplicité des éléments qui affectent directement ou indirectement la croissance du secteur.
Le développement du secteur de l’élevage nécessite la mise en œuvre de politiques
macroéconomiques saines et d’un cadre institutionnel propice. Par exemple, un faible taux
d’inflation, des politiques fiscales stables, un système judiciaire fonctionnel et un faible niveau
de corruption sont des facteurs essentiels pour les éleveurs (et les entrepreneurs en général),
facteurs qui les encouragent à planifier et à réaliser des investissements à long terme pour
renforcer leurs capacités de production. Cependant, des politiques macroéconomiques saines
et des institutions globalement fonctionnelles ne suffisent pas pour soutenir une croissance
inclusive du secteur de l’élevage. En raison du manque et de l’asymétrie d’informations ainsi
que des coûts de transaction élevés, les imperfections du marché pèsent lourd dans les zones
rurales et empêchent les éleveurs, en particulier ceux avec le moins de ressources, d’exploiter
les possibilités offertes par un environnement macro-économique et institutionnel favorables . Par exemple, les réseaux de routes
en mauvais état et l’absence d’informations sur les maladies animales font qu’il n’est pas
rentable pour les acteurs privés, notamment les fournisseurs de services vétérinaires et les institutions financières, d’offrir des services et des biens privés dans les zones pastorales arides et
semi-arides faiblement peuplées. En conséquence, les ressources productives des pasteurs et
leurs capacités entrepreneuriales restent inexploitées, au détriment de l’intérêt de la société.
Promouvoir une croissance équitable et efficace du secteur de l’élevage nécessite donc
la conception et la mise en œuvre de politiques qui s’attaquent aux contraintes spécifiques
du secteur. Ces politiques peuvent être divisées en trois grandes composantes, qui visent à
aider les agriculteurs, principalement les petits exploitants.
Les politiques et les programmes visant à aider les petits exploitants à gérer les bases
de la production animale comprennent les actions publiques qui offrent aux éleveurs
un accès sûr et adéquat aux intrants de production fondamentaux, telles que la terre,
la nourriture et l’eau pour les animaux, et qui les aident à faire face aux risques et
aux chocs tels que les catastrophes naturelles et les fluctuations des prix. Un accès
sécurisé aux intrants de production de base et la mise en œuvre de mécanismes
d’adaptation aux risques sont des conditions nécessaires pour les éleveurs, mais elles
ne suffisent pas à garantir qu’ils pourront produire un surplus commercialisable suffisant pour sortir de la pauvreté.
• Les politiques et les programmes visant à améliorer la productivité de l’élevage comprennent toutes les actions visant à faciliter l’accès des agriculteurs aux services de
santé animale, aux crédits, aux informations et aux marchés – aux niveaux national
et international. Ces ressources sont toutes essentielles pour permettre aux agriculteurs de produire et de commercialiser des excédents de production, pour renforcer
la contribution de l’élevage aux revenus des ménages, et, enfin, pour favoriser la
croissance du secteur.
• Pour éviter d’être contraints de quitter le secteur de l’élevage, les agriculteurs doivent
être en mesure de réagir et de s’adapter aux conditions changeantes du marché et
à l’évolution de la demande des consommateurs. Les politiques et les programmes
visant à soutenir la productivité et la compétitivité de l’élevage comprennent toutes
les actions liées à la recherche et à l’environnement et autres actions publiques,
nécessaires pour soutenir la pérennité et la compétitivité des éleveurs à moyen et à
long terme.

